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Exposition Madeleine Tricoli - peintre d'icônes

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expo Icones stvincent

"Le visible est l'image ou se reflète l'invisible" pseudo-Denys l'aéropagite (vers 490) 

« Mon parcours artistique commence avec les cours du soir aux Beaux-Arts de St Etienne, puis les stages de gravures, l'animation d'ateliers d'expressions picturales, les pratiques artistiques avec différents médiums (peintures à l'huile, acrylique, vitraux), la formation de dessin académique et en concomitance la peinture d'icônes byzantines.

C'est lors d'un premier voyage en Grèce, que l'art des icônes s'est révélé à moi, par la modernité des lignes, le choix des couleurs, la composition.
Depuis, j'ai gardé cette passion, et ce n'est que beaucoup plus tard, quand "j'ai écrit" mes premières icônes que j'ai compris pourquoi cet art était aussi fondamentalement important. Après un long apprentissage dans différents ateliers d'iconographies (A. Romanos, St Jean Damascéne, Misha Greshny) j'ai été subjuguée par le sens de l'œuvre dans la tradition, et sa dimension spirituelle.
L'icône n'est pas envisageable comme un loisir ou un passe-temps, mais comme un véritable chemin spirituel. Le travail sur la planche est une prière.
"L'iconographie est un art sacré qui nous met en présence du monde divin".
Je puise mon sujet dans la tradition, la bible, et je respecte les principes fondamentaux de l'esthétique byzantine, l'iconographe ne peut s'éloigner de ces canons, il n'exprime pas sa propre vérité, mais la vérité de Dieu.

J'utilise alors une planche de tilleul ou de hêtre, du lefkas (couches superposés de blanc de meudon et de colle de poisson ), des feuilles d'or sur un bol d'Arménie, de la tempéra à l’œuf et des pigments naturels.
Lors de la réalisation d'une icône, la dimension personnel du travail ne peut être séparée de la dimension universelle, et c'est ce qui me touche beaucoup dans l'art de l'icône. »

 

Médiathèque de St Vincent, du 1er au 31 Décembre