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cdc aa garconsL'odeur des garçons affamés
Frederick Peeters et Loo Hui Phang

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Année-charnière pour ce 44ème Festival BD d'Angoulême. En effet, la dégringolade (plusieus centaines de milliers d'euros tout de même), semble-t-il irréversible, des subventions publiques, le surcoût lié à la sécurité ainsi que le report du sponsoring privé au bénéfice du cinéma P1070659et des jeux-vidéos ont quelque peu perturbé la préparation de cette édition. Mais, il n'en reste pas moins que la ville vit au rythme de la BD dès la digestion des fêtes de Noël évacuée.
Les pavillons d'exposants s'articulent principalement autour de la vitrine du centre-ville tandis que le Festival regroupé son activité de création graphique autour des anciennes friches industrielles des bords de Charente. Celles-ci englobant donc le pavillon des "Jeunes Talents", le Musée de la BD (au design étonnament moderne) et le Musée du papier (Angoulême ayant été longtemps la capitale régionale de l'imprimerie), un cinéma d'art et d'essai et bien sûr une librairie BD.

C'est donc vers le les rives de la Charente que l'intérêt du Festival se concentre sauf si vous êtes fêtard(e) et que vous aimez boire une (ou plusieurs) bonne(s) bière(s) en discutant BD : là c'est P1070599le haut de la ville qui vous concerne. Depuis quelques années, le Festival a clairement pris le parti de privilégier la création graphique : le concours "Jeunes Talents" a notamment révélé Simon Hureau, Marion Fayolle, Vincent Perriot ou Jérémie Moreau et en 2010 le Croate Miroslav Sekulic-Struja mis à l'honneur cette année avec son remarquable diptyque "Pelote dans la fumée" et un tableau/performance visible au sein du pavillon "Jeunes Talents".

Le festival a proposé également des expostions assez remarquables : cette année, on pouvait admirer le génie de Will Eisner, Kazuo Kamimura, Herman (Grand Prix du festival 2016) ou Loo Hui Phang (elle a co-signé avec Frederik Peeters l'excellent album "L'odeur des garçons affamés")
Avant de repartir, la visite de la médiathèque de "l'Alpha" s'imposait bien évidemment, d'abord pour voir la très médiatique expo Valérian pour laquelle j'ai pu apprécier la paranoïa bessonnienne. Elle s'est avérée sommes toute bien moyenne, le film bénéficiant de moyens inversement proportionnels à son intérêt. Mais à en juger par sa fréquentation, il est plaisant de constater que cette  excellente série écolo avant l'heure a pu être redécouverte et ses auteurs dûment fêtés pour l'ensemble de leur oeuvre. Ce qui n'est déjà pas si mal...
Ensuite pour apprécier l'architecture d'un établissement de lecture publique (café, terrasses, vue panoramique, architecture intérieure lumineuse, signalétique moderne) ayant pensé son fonctionnement autour des NTIC (espaces ouverts, décloisonnés, multitudes d'écrans de consultation et de visionnage, cyber espace, jeux vidéos etc.) et du bien être du public De gros sommes d'argent ont visiblement été investies, reste à savoir si le fonctionnement a suivi...

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Pour rappel : le palmarès du 44ème Festival 2017

P1070659  Fauve d'Or du meilleur album → Paysage après la bataille / Philippe de Pierrepont, Eric Lambé

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 Prix spécial du Jury → Ce qu'il faut de terre à l'homme / Martin Veyron

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 Prix de la série → Chiisakobé / Minetaro Mochizuki

 Prix Révélation →  Mauvaises filles / AnccoP1070659

P1070659  Prix Jeunesse → La jeunesse de Mickey / Tebo

P1070659  Prix du Patrimoine → Le club des divorcés / Kazuo Kamimura

P1070659  Fauve polar SNCF → L'été diabolik / Thierry Smolderen, Alexandre Clarisse

 P1070659 Prix de la BD alternative → Biscoto le journal plus fort que costaud

 

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Colère nucléaire /
Takashi Imashiro

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